Si j’écoute des podcasts? Ben oui, j’écoute Christiane Charrette…

Radio-Canada (et son homologue anglais CBC) est aujourd’hui un gros joueur dans le domaine de la baladodiffusion. À vrai dire, la participation de la société d’état ne date pas d’hier, elle était présente dès les débuts du mouvement en 2005 (spécifiquement en anglais). Sauf que des émissions de radio baladodiffusées ne sont pas des podcasts.
Même pas un tout petit peu?
Même pas un tout petit peu…
C’est comme prétendre qu’une vidéo d’anniversaire que j’ai tournée en 1994 c’est du cinéma. Oui j’utilise la même technologie (de base, on s’entend), mais je ne respecte en rien les règles du septième art. C’est la même chose pour ceux et celles qui prétendent faire de la balado en imitant les règles de la radio. Un podcast n’est pas qu’un vulgaire fichier audio encapsulé dans un fil RSS.
Qu’est-ce qu’un podcast?
Un podcast se résume en un mot : Authenticité
Marie-Chantale Turgeon écrivait sur son blogue Vu d’ici – Seen from here en février 2007 un essai sur le Web 2.0 : les 3V (vérité, variété, voix). En somme, elle considère qu’il est primordial que les nouveaux concepts et contenus web répondent aux besoins des internautes : leur soif de vérité, de variété et l’option d’une voix.
La variété peut être encore un problème dans certains contextes (par exemple, certains sujets de niche) et l’obtention d’une voix est généralement résolue par le biais des blogues (encore faut-il que quelqu’un soit à l’écoute), mais en ce qui concerne la vérité, l’authenticité, la majorité des balados «corporatives» sont carrément à côté de la track.
Si vous voulez de l’authenticité, écoutez Lada et Georges, Vague Diva, Scarborough Dude, le Prof Noël, le Québec en Baladodiffusion ou le PCC. Mais de grâce, ne vous limitez pas aux émissions de la SRC, la CBC ou la BBC!
Bien entendu qu’il existe des exceptions. Autant certaines émissions de radio démontrent une certaine authenticité (probablement qu’en cherchant à CISM, j’aurais un exemple) tout comme certaines capsules vidéo d’Urler.tv se comparent à du matériel cinématographique.
Rien n’est coulé dans le béton, je vous invite seulement à explorer les contenus «home made»…
Vos écrits restent
Cet article à été publié le Mercredi, 22 octobre 2008 à 1h41 sous la rubrique Technologie. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
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Vos commentaires
Jonathan Boyer : Je remarque avec le temps que Radio-Canada est le leader en matière de nouvelle technologie aux yeux de bien des québécois. Si Rad-Can le fait, c’est que c’est bon. Si Rad-Can le dit, c’est correct. Si Rad-Can met un frein, c’est qu’ils ont raison. J’ai vu mes parents gagnés par la peur en leur parlant de Facebook «fais attention à la fraude pis aux faux sites des banques qui te demandent des informations pis y’ont dit à J.E. de pas mettre ton adresse postale»
Mon point est que vu que Radio-Canada appelle ça de la baladodiffusion, bien aux yeux du monde, c’est ça la baladodiffusion. Et quand tu chantes mal et que tu dis à tes amis que tu veux t’acheter un micro de bonne qualité, ils ne comprennent pas qu’on puisse vouloir dépenser de l’argent pour «parler à un ordinateur». Tant pis pour eux, ils passent à côté de belles opportunités!!
En passant, à Québec, la station de radio CHOI utilise l’expression « rediffusions » plutôt que le terme podcast ou baladodiffusion, ce qui me semble un choix de mots plus indiqué dans les circonstances!
Mercredi, 22 octobre 2008 à 2h39
Laurent LaSalle : @Jonathan Mais on ne peut enlever à Radio-Canada le fait qu’elle produit de l’excellent contenu. Personnellement, je favorise la SRC à la télévision (a-t-on vraiment le choix par moment?) et à la radio (quand je suis dans des circonstances où je veux écouter la radio, celle qui ne contient aucune publicité a une longueur d’avance sur les autres stations).
Mercredi, 22 octobre 2008 à 7h20
Michelle Sullivan : J’aime bien “rediffusions”, personnellement.
Mais bon. Si la participation de Radio Canada peut aider à faire connaître la baladodiffusion et ainsi inciter les internautes à voir ce qu’il y a dans leur iTunes à part Radio Can, ça fait mon bonheur.
Au plaisir de te voir, demain soir, à PodMtl!
Mercredi, 22 octobre 2008 à 9h44
Laurent LaSalle : Non justement, la participation de Radio-Canada fait de la désinformation sur le terme; il fait connaître le mode de distribution mais transmet des émissions de radio. C’est comme au début de la télévision, quand le lecteur de nouvelles lisait les nouvelles tout bonnement, comme on le fait à la radio.
Un bon exemple de média mal utilisé ces jours-ci : Monsieur Showbizz à TQS (une émission de radio, filmée)…
Mercredi, 22 octobre 2008 à 9h48
Sincever : Je comprends ce que tu dis dans un sens mais dans un autre, je trouve tellement similaire émission de radio / baladodiffusion… Prenons un exemple : Si demain, Radio Canada décide de diffuser « Mes paroles s’envolent » sur ces ondes radio, ta baladodiffusion devient un podcast à la radio, c’est à dire une émission de radio, non ?
Mercredi, 22 octobre 2008 à 11h49
Laurent LaSalle : @Sincever Je parle d’authenticité. Dans mon émission, je mâche mes mots, je réfléchis, je change d’idée en cours de route, je dis ce que je pense… Ce ne sont pas des principes très «radio», t’es d’accord avec moi. Je ne dis pas qu’il n’y a pas d’exceptions (à vrai dire, je termine mon billet en disant exactement le contraire).
Mercredi, 22 octobre 2008 à 12h22
Sincever : @Laurent LaSalle Tu as raison… Disons que Baladodiffusion rime avec liberté d’expression
Mercredi, 22 octobre 2008 à 14h11
Laurent LaSalle : Yes yes!
Mercredi, 22 octobre 2008 à 14h21
La parole est à vous
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