Helvetica vs. Arial
Helvetica a été développée par la Haas Foundry of Switzerland dans les années 50. Microsoft distribue une police nommée Arial, une typo similaire, incluse avec son système d’exploitation sur la majorité des ordinateurs.
Par conséquent, Arial a maintenant surpassé Helvetica en tant que standard dans la plupart des réalisations orchestrées par ceux qui ignorent son origine.
Prenez les commandes d’Helvetica et faites comprendre à Arial que cette page est trop petite pour deux polices de caractères.
— Introduction du jeu Helvetica vs. Arial
C’est en voulant créer des raccourcis pour le dernier épisode de mon podcast que je suis tombé par hasard sur ce petit jeu qui se résume en une sorte de clin d’œil pour tous les gens du milieu de l’imprimerie et des arts graphiques. On peut d’ores et déjà prévoir une suite, mettant en vedette grand-papa Akzidenz Grotesk, le cousin Univers et les alternatives complètement différentes que sont Verdana et Trebuchet.

Vos écrits restent
Cet article à été publié le Dimanche, 19 octobre 2008 à 12h00 sous la rubrique Ailleurs, Design. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
Vous pouvez laisser un commentaire ci-dessous ou un rétrolien à partir de votre site.
Vos commentaires
Christian Aubry : Merci de m’avoir fait prendre conscience que je suis né la même année que l’Univers, Laurent — d’où, sans doute, cette incommensurable sagesse qui m’a valu le surnom de Dalaï Lamothe
Pour une fois, je dois reconnaître que, sur ce coup-là, Apple s’est moins comportée en soudard de la propriété intellectuelle que Micro$oft. Une fois n’est pas coutume
19 octobre 2008 à 12h17
Christian Aubry : J’aimerais corriger ce que je viens d’écrire. Apple n’est pas un soudard de la propriété intellectuelle, c’en est plutôt un seigneur de la guerre : loyal, mais impitoyable et jaloux. Micro$oft, elle, se comporte souvent en soudard.
Dans le cas présent, Apple n’a pas créé Univers et Helvetica mais elle les a intégré sous licence, ce qui est correct. Micro$oft, par contre, a copié. Rendons donc à César Jobs ce qui lui revient.
19 octobre 2008 à 12h38
Laurent LaSalle : @Christian Le plagiat, la copie, l’inspiration directe semble être des concepts très propres à la typographie. Peut-être est-ce par manque de structure au début du siècle en ce qui concerne la protection du copyright, mais toujours est-il que d’adapter le dessin d’un concurrent était monnaie courante à l’époque.
À ce propos, Helvetica et Univers était des dérivés évident d’Akzidenz Grotesk, la police par défaut que tous le monde utilisait avant le règne helveticien…
19 octobre 2008 à 12h53
La parole est à vous