Dominique Payette vs. The White Stripes
Pour reprendre la question d’ouverture de cet article paru ce matin dans La Presse : Comment un extrait de l’émission 275-Allô / Ados-Radio (maintenant animée par Annie Desrochers) de Radio-Canada peut-il se retrouver sur une chanson du groupe rock américain The White Stripes?

Ils ont pourtant l’air si innocents!
Contrairement à ce que j’ai d’abord cru en lisant le titre, la chanson ciblée ne date pas d’hier. Il s’agit d’une pièce de l’album De Stijil (2000), soit deux albums derrière Elephant (2003), l’album ayant causé une tornade médiatique et radiophonique, propulsant par le fait même le groupe à leur sommet d’aujourd’hui.
L’introduction de la chanson Jumble, Jumble, extraite d’un entretien entre un enfant et l’animatrice, est très courte. On entend une jeune fille dire :
— La première fois…
— O.K. C’est surprenant la première fois puis après c’est moins drôle?
— Non, c’est comme une genre de euh… c’est déjà qui kick com
La phrase de l’enfant est plutôt difficile à comprendre (j’ai fait du mieux que j’ai pu avec mon oreille), avant d’être interrompue par une guitare électrique amorçant la mélodie principale.
La raison d’un tel retard est plutôt simple : ce n’est qu’en mars 2007 que Dominique Payette, maintenant devenue enseignante à l’Université Laval, aurait appris l’existence de cet extrait dans la chanson en question.
La poursuite vise les deux membres du groupe, Jack et Megan White, la maison de disques Third Man Records et le distributeur BMG Music Publishing. La plaignante demande des dommages estimés à 70 000$, ce qui m’apparaît raisonnable.
À mon avis, on ne pourra pas accuser madame Payette de profiter de l’occasion pour enrichir ses coffres personnels…
Vos écrits restent
Cet article à été publié le Mardi, 5 février 2008 à 9h54 sous la rubrique Ailleurs, Musique. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
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Vos commentaires
Granderouge : J’ai vu ça, aussi, ce matin. J’ai failli en parler mais j’ai pensé (avec raison ;)) que tu en parlerais sans doute. Travaillant en édition, la question des droits d’auteurs est sacrée pour moi. Est-ce qu’une toute petite citation vaut une poursuite de 70 000$… je sais pas, mais les droits d’auteurs, ça se paye!
Mardi, 5 février 2008 à 11h46
Laurent LaSalle : Franchement je pense que, dans le contexte, ça pourrait même valoir plus. Les premières fois? J’ai pas l’impression qu’il y ait connotation sexuelle dans l’extrait, mais aux oreilles d’anglophones ne comprenant pas le français et lisant une traduction, ça peut donner l’impression qu’on parle de quelque chose de plus grave, du moins plus sérieux.
Je me demande à quel point Radio-Canada pourrait poursuivre, étant donné qu’elle est propriétaire du contenu diffusé sur ses ondes. Et que dire de l’interlocutrice en question, qui parle plus longtemps que l’animatrice dans ce cas-ci?
Mardi, 5 février 2008 à 12h26
La parole est à vous