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Pour reprendre à plus petite échelle les paroles dites par Sir George Martin au sujet du White Album des Beatles, je crois qu’il aurait été préférable de conserver les meilleures chansons de l’album The Reminder et produire un excellent maxi.

Si vous coupez littéralement les 4 dernières chansons, vous obtenez un disque d’une durée de 33:56 d’une qualité irréprochable, un album parfaitement balancé. Et selon ma façon de procéder afin de déterminer les positions de mon palmarès, cet album imaginaire remporterait la première position.

Feist : The Reminder

Tantôt folk, tantôt pop, le dernier poupon de Leslie Feist est très bien contrasté, une qualité que je recherche de manière compulsive lorsque je magasine musique. Autant on obtient le pop des succès que l’on peut entendre comme jingles dans les pubs télé, autant elle nous offre un folk qui donne envie d’apprendre par coeur, ne serait-ce que la chanson The Park, pour la jouer autour d’un feu de camp. Le sujet amoureux est le principal moteur de cet album, ce qui en fait un disque très féminin.

Plusieurs pièces se qualifient comme de futurs classiques du répertoire canadien de la musique pop, je pense entre autres à I Feel It All, Past In Present et 1 2 3 4. L’idée de commencé l’album par So Sorry, une chanson plutôt tranquille peut être surprenant à première écoute, mais on n’a pas de mal a croire qu’il existe une raison personnelle ayant motivé cette introduction.

L’écriture de Feist est très personnelle, et l’on comprend que lorsqu’elle écrit à la troisième personne, encore une fois c’est d’elle qu’il s’agit. C’est grâce à ce talent d’écrivaine qu’elle parvient à faire surpasser de loin ses chansons médiocres (franchement, la fin de l’album est pénible) de la merde radiophonique.

Par exemple, Brandy Alexander prend une éternité à installer sa mélodie complète. Intuition se présente de la même façon, Honey, Honey est musicalement intéressante, mais tellement longue et pénible. J’ai vraiment eu du mal à écouter ces dernières pièces au complet, je me suis forcé seulement pour rédiger cette critique en toute connaissance de cause.

Il serait facile de s’emballer rapidement en écoutant l’album afin de le classer comme meilleur album de l’année, c’est d’ailleurs un défaut chez moi que je cherche à éliminer. Cette fois c’est fait. Même s’il se présente à la 10e position de ce palmarès, The Reminder se doit d’être dans votre discothèque.

Il va sans dire qu’il se place tout de même devant une soixantaine d’autres que je me suis procuré en 2007…

The Reminder
Feist
Publié sous l’étiquette Arts & Crafts en 2007

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Vos écrits restent

Cet article à été publié le Lundi, 17 décembre 2007 à 0h01 sous la rubrique Musique. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.

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