Osheaga 2007 : un compte-rendu de la journée de samedi
En fin de semaine se déroulait la seconde édition du festival Osheaga, dédié à la musique et l’art. C’était la première fois que je me rendais à un événement présentant une multitude d’artistes se partageant plusieurs scènes extérieures. La météo a été indulgente, ce qui m’a permis d’apprécier pleinement ma première expérience (because all rain and no coat makes Laurent a dull boy).
C’est le début des festivités. J’arrive aux alentours de 15h30 puisqu’aucun groupe précédent The Clientele ne m’intéressait.
The Clientele
Un léger retard m’a empêché d’arriver à temps pour le début de ce spectacle, mais de ce que mon oreille distraite a entendu (j’étais encore en mode matinal), le groupe semblait en forme. Le public était plutôt calme assis dans le gazon, la scène MEG étant très intime et offrant une pelouse beaucoup plus verte que les scènes principales. Réussi.
Blonde Redhead
J’outrepasse la foule assistant à la prestation de Xavier Caféïne (qui semblait en forme) pour me concentrer sur l’un des plus importants noms d’Osheaga à mes yeux; Blonde Redhead. Je connaissais surtout le groupe new-yorkais pour avoir écouté Melody of Certain Damaged Lemons, paru sous l’étiquette Touch & Go Records en 2000. Je connaissais de nom (et pochette) leur dernier opus, 23 (cette fois sous 4AD), mais il n’est pas parvenu à m’accrocher à ma première écoute (c’est souvent le cas avec beaucoup de mes artistes préférés, j’ai toujours besoin de répéter l’écoute quelques fois). La performance du groupe, qui profitait évidemment de cette vitrine pour nous faire connaître les chansons tirées de cet album, m’a fait tomber en amour avec ce dernier.
De l’endroit où j’étais, la foule avait de la difficulté à comprendre et apprécier les paroles lancées par Kazu Makino (ce qu’un spectateur m’a confirmé lorsqu’il s’est écrié «The Voice… LOUDER!!!» en vain). Par contre, la prestation en tant que telle et le son des instruments étaient impeccables. Le groupe n’a malheureusement pas interprété In Particular, ma pièce préférée de l’album ayant paru en 2000, mais avec 7 L.P. à son actif et 30 minutes de spectacle prévu à l’horaire, qui pourrait en vouloir au groupe?
Stars
Après avoir préféré mon estomac à Patrick Watson (la file pour l’épluchette de maïs Vice étant plutôt longue), j’étais fin prêt à recevoir du Stars dans mes oreilles. Je connaissais vaguement le groupe pour avoir écouté ma blonde me faire jouer les principaux succès régulièrement en voiture, j’étais même persuadé que la chanson Elevator Love Letter était interprétée par Emily Haines avant de savoir que Stars était constitué d’un chanteur et d’une chanteuse, respectivement Torquil Campbell et Amy Millan. La voix de cette dernière est très similaire à la chanteuse de Metric. Cette comparaison est d’autant plus intéressante lorsqu’on apprend que les racines de ces deux groupes pop sont communes.
Le groupe a évidemment joué ses plus grands succès, mais a profité de l’occasion pour interpréter des chansons provenant de son tout dernier opus, In Our Bedroom After The War, disponible sur iTunes depuis juillet dernier (mais en magasin seulement depuis septembre). J’ai été impressionné par la fidélité de leur performance par rapport à la version studio des mêmes chansons, un phénomène plutôt rare lorsque j’assiste à des concerts. L’expérience qu’affiche ce groupe est irréfutable, ils connaissent la scène et son en total contrôle du spectacle. Un groupe à voir absolument…
Feist
Immédiatement après Stars, le label Arts & Crafts nous présentait un autre de ses importants artistes, cette fois-ci au féminin, la fabuleuse Let It Die. Je n’ai rien d’autre à ajouter.
The Smashing Pumpkins
Mon amie et moi décidons de skipper Dumas et de prendre une pause avant le très attendu spectacle de clôture de cette première journée. Stratégie oblige, nous nous sommes dirigés rapidement devant la scène cible dès la fin du spectacle du chanteur québécois. Évidemment, cette idée fût partagée avec plusieurs fans, ce qui nous imposant d’accepter une distance raisonnable entre la scène et nos têtes.
Je résumerai le spectacle en ces mots : si l’on définit The Smashing Pumpkins comme étant un groupe rock, le métal n’existe pas. Billy Corgan semble toujours obsédé à l’idée d’amplifier la distorsion de ses compositions lorsque vient le moment de les interpréter devant public. J’avais apprécié cette formule lorsque le VRAI groupe était venu à Montréal pendant la tournée de Mellon Collie and the Infinite Sadness en 1996. Plus de dix ans plus tard, je considère cette nécessité comme étant dépassé. Suis-je trop vieux ou est-ce que je préfère la saveur originale proposée sur disque?
Heureusement que Billy nous a offert 1979 en version acoustique, une version qui m’étais familière pour me l’être procuré sur bootleg à l’époque, sensiblement la même version que la démo. Dans les chansons plus calmes, la foule a également eu droit à To Sheila, l’introduction du peu populaire (mais ô combien adulé par l’auteur de cet article) Adore. Autrement, on a eu droit à un Bullet with Butterfly Wings défoncé, une Mayonaise défoncée, un Tonight, tonight défoncé et un Today en rappel défoncé. Ne me demandez pas le titre des autres pièces, j’imagine que la majorité provenait de Zeitgeist, un album que je ne suis pas encore parvenu à apprivoiser.
Ça manque de James Iha…
Je vous reviens avec un résumé de la journée de dimanche sous peu!
Vos écrits restent
Cet article à été publié le Mardi, 2 octobre 2007 à 13h02 sous la rubrique Ailleurs, Musique. Vous pouvez suivre les commentaires sur cet article via ce fil RSS.
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